
| | Cette dernière journée sur le parcours de Valhalla promettait d’être chaude. Alors qu’on attendait un nouveau numéro de Tiger
Woods, comme à l’US Open ou au British, le n°1 mondial ne possédait qu’un coup d’avance sur le surprenant Bob May, qui avait profité des errements de Woods et de l’autre «inconnu», Scott
Dunlap, pour recoller au classement.Dunlap s’effondrant comme prévu (deux bogeys pour commencer, + 3 sur la journée), Olazabal ne rééditant pas sa magnifique performance de la veille (63 : record égalé pour un Grand Chelem), cette fin de tournoi se résumait à un match-play entre May et
Woods. Le premier enquillait tranquillement les pars lors des neuf premier trous, hormis un bogey au 6. Woods ne semblait pas complètement remis de sa panne de putting et concédait un bogey dès le deuxième trou. Trébuchant également au 6, le Tigre réagissait immédiatement avec deux
birdies. May ne s’en laissait pas compter et alignait à son tour quatre birdies en cinq trous ! Le 47e mondial jouait le rôle de l’extra-terrestre, habituellement dévolu à
Woods, réussissant de magnifiques approches. Comme son putting était à la hauteur du reste de son jeu, May s’appropriait la tête, un petit coup devant
Tiger. Il restait alors quatre trous à disputer. Au 17e trou, Woods rentrait un putt crucial pour revenir à la hauteur de son adversaire. Tout allait se jouer au 18e et dernier trou, où May n’avait réussi que le par lors des trois premières journées. Arrivés tous les deux en deux coups sur le green, ils manquaient leur troisième coup d’approche. May rentrait son birdie de justesse, ce qui ne laissait pas d’alternative au Tigre. Dans un silence de cathédrale, la balle de ce dernier trouvait lentement le chemin du trou. On avait donc droit à un
play-off. Woods prenait un avantage d’un coup au premier trou mais le maintenait avant le dernier trou alors que May était heureux de ne pas concéder un point de plus. Malheureusement pour le surprenant Bob, son magnifique putt pour forcer une mort subite venait échouer à quelques centimètres du but. Le fauve était lâché et tenait sa proie : un deuxième titre consécutif à l’USPGA, ce que personne n’avait accompli depuis 63 ans. Il remportait aussi le troisième Grand Chelem de sa saison, exploit que personne n’avait réalisé, mis à part Ben Hogan en 1953. Le Danois Thomas Bjorn, déjà dauphin de Woods au British Open, terminait troisième, à quatre coups du vainqueur (-13). Il devançait d’un coup un autre européen, Jose Maria
Olazabal, à égalité avec les Australiens Greg Chalmers et Stuart
Appleby. Quant à Jean Van de Velde, il clôturait un solide tournoi avec un 71, ce qui le plaçait à la 30e place (-4) devant des pointures comme Sergio Garcia et Ernie Els (-3), Colin Montgomerie (-2) ou Mark O’Meara (par). |