31.04.03 Patricia Meunier-Lebouc emporte en Californie le premier
tournoi majeur de la saison
Sur le difficile parcours de
Mission Hills, la Française âgée de 30 ans devance d'un coup la
redoutable numéro un mondiale, la Suédoise Annika Sorenstam.
Au propre comme
au figuré, Patricia Meunier-Lebouc baignait en plein bonheur, ce
dimanche 30 mars en fin d'après-midi californien : comme le
veut la tradition, elle plongeait dans le lac de Mission Hills, bientôt
rejointe par son coach de mari, Antoine Lebouc, et sa cadette,
l'Anglaise Joanne Berry : "Nous formons une véritable équipe.
Le golf est un sport individuel, mais je n'aurais pu gagner ce tournoi
majeur sans eux. C'est notre victoire, pas seulement la mienne".
Patricia Meunier-Lebouc n'a pas attendu longtemps pour atteindre la
consécration mondiale : première participation et premier succès
à Springfield (Ohio) en 2002, à l'entame de sa troisième saison sur
le circuit américain. A 30 ans, la voici lauréate de ce qui est
considéré comme le Masters féminin. Elle est la première Française
depuis Catherine Lacoste, en 1967, à gagner un tournoi majeur.
Avec un score de 281 coups, soit 7 en dessous du par, la Dijonnaise
devance d'un coup Annika Sorenstam, vainqueur des deux éditions précédentes.Patricia
ne parvient pas à réaliser. "C'est incroyable", déclare-t-elle
simplement. Conquérir le premier titre majeur de l'année sur le
circuit américain est tout simplement une performance qui la dépasse,
elle qui a terminé la saison 2002 au 30e rang mondial en LPGA. "Je
me sens à la fois extrêmement heureuse, excitée, mais aussi effrayée...
et fatiguée, autant mentalement que physiquement", confiait
après sa victoire Patricia Meunier-Lebouc. Principale raison de
cette frayeur : devoir en découdre en tête à tête avec la
redoutable Suédoise, leader incontesté du golf féminin depuis 1995,
vainqueur de 11 tournois en 2002, une domination encore plus écrasante
que celle de Tiger Woods chez les hommes.
Deuxième à l'issue du premier tour, à 2 coups de la numéro un
mondiale, Patricia Meunier-Lebouc prenait la tête après la 2e journée,
laissant Annika Sorenstam à 2 coups, puis accroissait son avance
d'un coup supplémentaire à la suite du 3e tour. La Française a réussi
à maîtriser avec brio ce dernier tour en parvenant à répondre aux
assauts de la native de Stockholm, malgré la pression que celle-ci lui
imposait la veille : "Patricia est sans doute affamée de victoire,
mais moi je meurs de faim !"
La preuve était donnée dès
les deux premiers trous que la Suédoise concluait en croquant deux
birdies. La Française répliquait sur le 2e trou en avalant un
eagle, sans doute indigeste, puisqu'elle chutait au suivant, où elle
rendait un double bogey. La suite du parcours fut un chassé-croisé
permanent : Annika Sorenstam prenait la tête au 12e trou,
mais tombait sur un os aux deux suivants alors que sa concurrente se délectait
d'un birdie au 13e et récupérait du coup deux bouchées d'avance,
qu'elle conservait jusqu'au 17e. Tout aurait pu encore basculer sur le
dernier trou, un par 5, mais Patricia Meunier-Lebouc limitait la
casse avec un bogey. Elle pouvait enfin savourer le festin auquel elle
n'était pas vraiment invitée.
Avant de passer les
cartes du circuit américain, auquel elle accédait en 2001, Patricia
Meunier-Lebouc avait remporté cinq victoires sur le circuit européen
et avait fait partie de l'équipe de la Solheim Cup, victorieuse des
Etats-Unis en 2000.
Classée 28e du premier
tournoi de cette saison, 3e du deuxième, ex aequo avec Annika
Sorenstam, elle voit tout, sauf le fait du hasard, dans ses succès :
"Le fruit d'un investissement total". Grâce à cette
victoire au Nabisco Championship, Patricia Meunier-Lebouc empoche
un chèque de 240 000 dollars et accède à la première place
du classement américain.
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Une histoire de
famille
lu sur
Sports.fr
Elle lui devait bien ça. En 2001, Antoine Lebouc plaque sa
carrière de golfeur pour se mettre au service de sa femme,
Patricia Meunier, qui se lançait alors dans le grand bain:
celui du circuit américain, après huit ans passés sur les
greens européens. Dimanche, la Française a remporté le
tournoi de Rancho Mirage, le premier majeur de l'année, l'équivalent
d'une épreuve du Grand Chelem. La victoire d'un couple.
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| Patricia
Meunier-Lebouc entre dans l'histoire. |
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Imaginez Sébastien
Grosjean battant Andre Agassi en finale de Roland-Garros. Ou
Thomas Levet enfilant la veste du Master d'Augusta devant Tiger
Woods lui-même. Impossible? Pas pour la française Patricia
Meunier-Lebouc qui vient de réaliser un exploit de cette
envergure en battant Annika Sorenstam au majeur de Rancho
Mirage. Une merveille de performance que la Française de trente
ans explique de manière simple. Sa victoire est avant tout
collective, celle de la douce alchimie d'une championne, elle,
d'un cadie, Joanne Berry, et d'un coach, préparateur, son mari.
"Nous sommes une équipe. Je n'aurais pas pu gagner sans
eux". Ce succès célèbre, plus que cela, l'union
d'une famille autour de leur protégée, qui vient d'entrer dans
l'histoire.
Sa tante puis son père, son mari enfin, ont façonné la
championne qu'elle est devenue. Tout commence en 1985. A 13 ans,
l'adolescente s'inscrit dans un club de Dijon. Son potentiel ne
passe pas inaperçu et cinq ans plus tard Philippe Mendiburu lui
ouvre les portes de l'Académie de golf de Biarritz. Tout
s'enchaîne. Patricia Meunier s'entoure d'une équipe qui
aujourd'hui encore fait sa force: Corinne Soulès comme entraîneur,
son père et sa tante, neurologue, d'une aide précieuse pour la
préparation mentale. La Française est promise à un bel avenir
sur les greens et passe professionnelle en décembre 1993.
Engagée sur le circuit européen, elle remporte cinq titres
entre 1994 et 2000 et atteint la cinquième place au classement
général en 2000. S'opère alors un tournant décisif: son mari
décide d'abandonner sa carrière professionnelle et devient son
caddie en 2001, au moment où Patricia Meunier Lebouc décide de
s'aligner sur le circuit américain. En août 2002, il laisse sa
place à Joanne Berry et prend celle d'entraîneur et
conseiller.
Meunier-Lebouc est devenue ambitieuse
A peine un mois plus tard, la Française remporte son premier
tournoi à ce niveau, le State Farm, avant de récidiver
dimanche, surclassant la numéro un mondiale Annika Sorenstam
pour sa première participation au majeur de Rancho Mirage. La
Dijonnaise entre, à sa plus grande surprise, dans l'histoire,
en devenant la deuxième Française à remporter un majeur, après
Catherine Lacoste, victorieuse de l'US Open en 1967.
Le mariage sur les greens est donc une réussite. Qui mieux que
son mari peut la connaître et la comprendre? Il sait qu'elle a
toujours besoin de se sentir proche de sa famille et ses amis. Patricia
Meunier-Lebouc s'est d'ailleurs rappelée, au moment où
elle jouait le dernier tour, de la fête donnée pour son trentième
anniversaire, en novembre dernier: "J'ai pensé à cette
nuit-là et à toute la joie que j'éprouvais, c'est exactement
ce que je voulais ressentir sur le green".
Antoine connaît son caractère mieux que personne: son
enthousiasme, son côté extraverti et sa rigueur. Avec lui,
elle a également appris à devenir ambitieuse. Au fil de ses
progrès, dans le petit jeu notamment, et de son évolution dans
la hiérarchie, la jeune femme, chapeau en cloche vissé sur la
tête, a regardé de plus en plus haut. Au point d'envisager une
récidive au LPGA Championship à partir du 5 juin prochain ?
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| Meunier-Lebouc
au championnat du monde |
| Sa
victoire dans le premier majeur de l'année, à Rancho
Mirage, assure à Patricia Meunier-Lebouc une place pour
les championnats du monde, qui auront lieu en octobre.
Elle y retrouvera la numéro un mondiale Annika Sorenstam,
qu'elle vient de battre en Californie. |
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Stats'
de Patricia
| 2003
|
| Starts: |
3 |
| Top
10: |
2 |
| Victoires: |
1 |
| Gains: |
$
299,046 |
|
| THIS
TOURNAMENT |
| Fairways
Hit |
42 |
| Greens
in Regulation |
48 |
| Putts |
112 |
| Driving
Distance |
251.6 |
| Sand
Saves |
1 |
|
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|
Historique
des Victoires
| LPGA
Victories (2):
2002
State Farm Classic.
2003 Kraft
Nabisco Championship
|
| The
Solheim Cup (1):
2000.
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