10 avril 2000 Grand Chelem La consécration de Singh En remportant le Masters d’Augusta avec trois coups d’avance sur son poursuivant direct, le sud-africain Ernie Els et quatre sur David Duval et Loren Roberts, le Fidjien Vijay Singh entre dans la cour des plus grands golfeurs mondiaux. Il lui aura fallu avoir les nerfs solides pour s’imposer à Augusta. Vijay Singh, âgé de 37 ans, a remporté, dimanche, le second tournoi du Grand Chelem de sa carrière en devançant de trois coups le sud-africain Ernie Els, tandis que son adversaire du jour, l’Américain David Duval, menaçant jusqu’au 16e trou de ce quatrième tour, a terminé à quatre longueurs derrière aux côtés de son compatriote Loren Roberts. Après avoir bouclé le troisième tour dans la matinée du dimanche à cause d’un orage qui était venu, la veille, interrompre les parties des leaders, Singh entamait en début d’après-midi sa quatrième et dernière partie avec l’étiquette de leader. | | Van de Velde, premier européen Si Vijay Singh est un des rares non-américains avec notamment Ernie Els (AfS), Carlos Franco (Par), Greg Norman (Aus) à figurer parmi les vingt premiers, le Français Jean Van de Velde a réussi la superbe performance en se hissant à la 19e place pour son premier Masters. Il termine son quatrième tour à 70 (-2) pour un total de 291, soit trois coups au-dessus du par et s’affiche comme le premier Européen du tournoi aux côtés du n°1 européen, Colin Montgomerie et de l’Irlandais Padraig Harrington. Chapeau VdeV! | Sous des conditions climatiques idéales, à l’opposé de celles de samedi, le Fidjien n’a jamais été réellement inquiété par ses rivaux si ce n’est au trou n°16, où par manque de concentration, ce qui est contraire à son tempérament, il manquait un putt facile pour finalement finir sur un bogey. Malgré un birdie manqué d’un cheveu sur ce même trou, son adversaire, l’Américain David Duval, classé n°2 mondial, reprenait un peu d’espoir. Il accusait dès lors un retard de deux coups à seulement deux trous de la fin. Entre-temps, le numéro un mondial, Tiger Woods, qui avait signé une superbe première partie de parcours avec un score de 33 (-3), réduisait à néant ses chances de remontée sur le green de ce même trou en enquillant trois putts. C’est en revanche, le sud-africain, Ernie Els, situé entre les parties de Woods et Singh, qui, à l’issue de ce 16ème trou, se transformait en un postulant à la victoire. Mais en délicatesse avec son putter dans les deux derniers trous, il finissait sa partie à –7. Si Singh faisait le bogey sur ce difficile trou n°16 au green bosselé, il parvenait néanmoins à garder tout son calme poursortir des coups parfaits au trou suivant en y assurant le par, tout comme Duval d’ailleurs. Mais c’est à l’approche du green du 72ème trou que ce dernier voyait ses chances de retour s’envoler. | Après une approche trop courte qui provoquait chez lui quelques gestes d’énervement, le dauphin du Tigre, ratait même un putt facile pour terminer sur un bogey. De son côté, Singh ravissait à nouveau le public de coups millimétrés et ponctuait sur un birdie pour finir à –10. Après quelques embrassades avec sa femme et son fils, il pouvait rejoindre le maître des lieux et le vainqueur de l’an passé, José-Maria Olazabal, afin d’endosser la célèbre «green jacket». |
28 février 2000 L'Amérique est à moi ! Premier exploit du jeune golfeur français en terre woodiènne En tête après le troisième tour du Tucson Open, VDV termine superbement à la deuxième place avec 4 cartes en-dessous de 70, et ce n'est pas parcequ'il a perdu sa première place au dernier trou, qu'il faut en tirer des conclusions hâtives. Celui qui finissait les pieds dans l'eau au British Open 1999 prouve qu'il a sa place sur le circuit américain. Jean, apprécié à sa juste valeur pour son audace par les américains - beaucoup plus que par les français - prouve ainsi que sa deuxième place au plus ancien tournoi du Grand Chelem ne relève pas de l'hasard! Aujourd'hui, 28 février 2000 VDV se retrouve à la 34ème place sur la Money List de la PGA américaine. Bonne chance, Jean ! 08/02/2000 17H38, Jean-Marc Mena Plus que son 6ème titre consécutif sur le circuit américain, ce sont les 9 derniers trous réalisés par Tiger Woods qui confirment le fomidable talent de l’Amércain. «C’est vraiment intéressant. Quand vous arrivez au final d’un tournoi, et que tout va se jouer, vous oubliez ce que vous avez fait, si vous avez bien ou mal joué. Ce qui compte c’est l’instant présent»Tiger Woods, semble avoir la même «tactique» que son compatriote André Agassi pour «gérer» les moments difficiles. Une tactique mais surtout un moral d’acier et une confiance en soi surdimensionnée. Et il fallait bien cela pour se sortir des griffes du rookie Matt Gogel. Lorsque Woods atteint le trou numéro 12, il est 10 en dessous du par alors que Gogel attaque le 9, 17 en dessous du par. Autant dire qu’à ce moment là, la mission paraît impossible. Et | puis le «Tigre» rehausse le niveau de son jeu, tape un fer 5 sur le 12 (par 3) et réalise le premier birdie d’une longue série. «Je ne suis pas le premier joueur pro qui perd sur les 9 derniers trous de Pebble Beach et je ne suis pas le dernier », expliquait le rookie Matt Gogel tandis que pendant ce temps, Tiger Woods était dans les bras de son coach Butch Harmon. Magique, incroyable, la presse américaine a logiquement fêté son héros. Vainqueur de son 6ème tournoi consécutif, il rejoint le mythique Ben Hogan et même si la course au record de Byron Nelson (11 victoires de suite), datant de 1946, est toujours d’actualité, Tiger Woods détourne le sujet avec habilité: «Je suis plus fier d’avoir gagné 8 des 9 derniers tournois auxquels j’ai participés», a affirmé le numéro 1 mondial. Un numéro 1 qui sera en représentation dès jeudi au Buick Invitational Open de San Diego où il sera bien sûr l’attraction principale. Avec 17 titres après seulement 3 ans et demi sur le circuit pro, Tiger Woods est en passe de devenir une légende. Pour y parvenir il devra accrocher à son palmarès d’autres succès, notamment en Grand Chelem. Tiger Woods va donc encore distiller certainement des coups extraordinaires comme ce wedge sur le 15. Un eagle de toute beauté qui lui a permis de s’envoler vers la victoire. Cela tombe bien puisque c’est sur le parcours de Pebble Beach qu’aura lieu l’US Open 2000. |
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